La Russie au sommet du monde

La Russie a remporté de brillante façon le Championnat du monde et a ainsi confirmer son premier rang mondial, ce qui veut dire qu’elle sera la favorite du tournoi olympique présenté à Sotchi en 2014.

LE meilleur joueur au monde présentement.

Si ce classement ne représente pas grand chose ici (le Canada est cinquième, alors c’est certain qu’on va minimiser l’importance de ce classement…), il représente beaucoup pour les Russes, qui voient en ce tournoi olympique de hockey présenté chez eux l’occasion de montrer au monde que le hockey soviétique russe est de retour au calibre de l’époque de sa domination outrancière de la scène internationale.

(Et comme les Nord-Américains continueront à se taper sur la gueule et à s’infliger des commotions cérébrales d’ici ces JO dans la World Wrestling National Hockey League, il se pourrait bien que les Russes n’aient pas besoin de travailler si fort que ça pour prouver leur point.)

De son côté Evgeni Malkin a prouvé qu’il était le meilleur joueur au monde. Après avoir remporté le championnat des compteurs de la LNH par 12 points, Malkin a aussi terminé au premier rang des marqueurs du Championnat du monde, a été choisi meilleur attaquant et élu au sein de l’équipe d’étoiles du tournoi (où ne figure aucun Canadien…). Va-t-il ajouter à ces honneurs le titre de joueur le plus utile de la LNH en juin prochain ? Il a de bonnes chances.

Le rouleau compresseur des Kings

Les Kings, même s’ils ont échappé le quatrième match dimanche, continuent leur inlassable travail de démolition de l’Association Ouest. Cette défaite contre les Coyotes n’était que leur deuxième des présentes séries et survient après une série de huit gains, un record de la LNH.

En fait, les partisans des «Nordiques» et des théories du complot vous diront aujourd’hui que les Kings ont fait exprès pour laisser une chance aux partisans des Coyotes d’applaudir leur club une dernière fois avant qu’il ne quitte, mais nous ne sommes pas de ceux-là…

Besoin criant d’un attaquant «finisher» chez l’Impact

Contrairement à la croyance populaire, ce n’est pas sur Marco Di Vaio que l’Impact et Montréal doivent faire bonne impression, mais plutôt sur Mme Di Vaio: Malisa Catalani.

L’Impact de Montréal a un urgent besoin d’un attaquant «capable de la mettre dedans», et pas juste sur les penaltys. Même en jouant à 11 contre 10 prendant plus de 30 minutes contre des Red Bulls déjà privés de Thierry Henry et de Rafael Marquez, l’Impact n’a pas été capable de l’emporter, samedi. (Voir mon texte ici, les échos de vestiaire ici.)

Neuf fois cette saison, l’Impact a pris les devants dans un match, comme il l’a fait samedi. Par contre, il n’affiche que trois victoires et autant de verdicts nuls au compteur en 12 matchs en MLS.

L’équipe serait sur le point de s’entendre avec l’Italien Marco Di Vaio, qui visitera en compagnie de Mme Di Vaio les installations du club au cours de la prochaine semaine. Souhaitons à l’Impact que Madame se plaît à Montréal. Il a grandement besoin d’un gars pour finir ses actions autour des filets adverses.

Place au carré d’as

Au moment où vous lirez ces lignes, vous savez déjà que les Kings, les Coyotes, les Devils et les Rangers composent le carré d’as des Séries éliminatoires 2012 de la LNH. Mais savez-vous qui passera en finale ? C’est ici qu’on intervient…

Voici à quoi ressemblera la finale de la LNH, selon Chips ! Peanuts ! Cracker Jack !

La victoire des Rangers contre les Capitals dans le septième match nous permet d’être 1 en 4 en demi-finales d’Associations et 5 en 12 depuis le début des séries (cette moyenne de ,417 est d’ailleurs d’environ ,417 supérieure à notre moyenne lors des dernières séries du Baseball majeur…).

Les Kings, huitièmes dans l’Ouest, ont jusqu’ici tour à tour éliminé les Canucks (#1) et les Blues (#2). Vous pensez que les Coyotes représentent une menace ? Le rouleau compresseur des Kings continuera son inlassable travail de démolition et remporteront cette série en 5 petits matchs.

Dans l’Est, ce sera beaucoup plus serré. Après avoir éliminé les Flyers, Martin Brodeur et sa bande en auront plein les bras face aux Rangers et King Henrik. Mais ce ne sera pas facile pour les Rangers pour autant. Si le premier match est une quelconque indication de l’allure de la série, l’équipe qui sortira de cette finale de l’Est sera bien plus fatiguée que les Kings… Nous aimerions bien voir le vieux Martin en finale, mais nous croyons que les Rangers sortiront gagnants de cette série, en 7.

Voilà une finale qui fera bien plaisir à Gary Bettman et aux autres dirigeants de la LNH : les deux plus gros marchés de télévision aux États-Unis qui s’affrontent.

L’Agent Vlad chez les Blue Jays !

Le d.g. montréalais des Blue Jays de Toronto, Alex Anthopoulos, avait déclaré cet hiver, quand il avait fait faire un détour à sa caravane hivernale jusqu’à Montréal, qu’il aimerait bien que les fans de baseball de la Belle Province se rallient à son équipe.

Quoi de mieux pour cela que d’embaucher Vladimir Guerrero !!!

Bon comme dans le dossier des Coyotes à Québec, Vlad à Toronto, c’est loin d’être fait. Guerrero a signé un contrat des ligues mineures et son retour vers les Majeures passe d’abord par le camp d’entraînement prolongé (Extended Spring). Si ça va bien au cours de ce camp, il commencera son ascension au niveau A.

La seule raison d’aimer les Jays…

Le bon vieux Vlad, qui a 37 ans, ne peut plus vraiment jouer en défensive. Si le bras est toujours là, ce sont les genoux qui suivent moins. Par contre, il peut encore frapper: l’an dernier, en 145 matchs avec les Orioles de Baltimore, il a maintenu une moyenne de ,290 avec 30 doubles, 13 circuits et 63 points produits pour une moyenne de puissance de ,416.

Vrai, il a ralenti en deuxième moitié. Sûrement qu’une demi-saison ou un tiers de saison l’aiderait à conserver de bons chiffres. En tout cas, dès son rappel à Toronto — s’il a lieu — Anthopoulos aura gagné son pari : nous serons à Toronto pour voir Vladimir.

D’ailleurs, pour ceux qui ont moins suivi sa carrière depuis son départ de Montréal, Vlad sera possiblement le dernier membre des Expos à être admis à Cooperstown. Et comme il a joué la majorité de ses matchs avec les Expos, il pourrait bien se retrouver avec la casquette montréalaise sur sa plaque.

En carrière, Guerrero frappe pour ,313 (puissance de ,553), avec 2590 coups sûrs (dont 477 doubles, 449 circuits et 46 triples), 1496 points produits et 1378 points comptés. Il a remporté le titre de joueur le plus utile dans l’Américaine en 2004, sa première hors de Montréal, en plus de terminer deux fois troisième du scrutin et une fois quatrième. Il a pris part à neuf matchs des étoiles et a remporté huit Bâtons d’Argent, remis au meilleur frappeur de sa position.

Rendez-vous à Cooperstown dans quelques années, Vlad.

Le show Beckham

Pour décrire le match entre l’Impact et le Galaxy — et surtout, David Beckham — de samedi dernier au Stade olympique, il n’y a qu’un mot : wow !

Pour les partisans de l’Impact, c’était parfait. L’équipe a poursuivi sans séquence sans défaite à domicile en livrant un excellent verdict nul de 1-1.

Pour les partisans de Beckham, c’était parfait. L’international anglais a disputé toute la rencontre, étant de toutes les situations importantes, de tous les coups de pied arrêtés et il a marqué le but du Galaxy, un «Beckham Special» bien enroulé sur un coup franc d’environ 25 mètres.

Pour les journalistes, c’était parfait. Beckham a été généreux de son temps, affable, gentil, même quand une hurluberlue (pour rester poli, on a beaucoup d’autres qualificatifs en tête…) lui a demandé de signer des sous-vêtements…

Et la direction de l’Impact ne se plaindra sûrement pas des 60 860 spectateurs présents et tout l’argent qu’ils ont dépensé au cours de ce match. Dommage que Thierry Henry soit blessé, car avec les Red Bulls de New York qui s’amènent samedi prochain, l’engouement aurait pu être semblable deux semaines consécutives.

Vous ne pourrez pas dire qu’on ne pense jamais à vous, mesdames…

Débandade à Toronto

L’Impact de Montréal a rappelé à tout le monde qu’elle était une équipe d’expansion, mercredi, dans le match retour de la demi-finale du Championnat canadien contre le Toronto FC.

En fait, le onze montréalais ne s’est tout simplement pas présenté pour les première 40 minutes de jeu. Le TFC — qui, il est important de le rappeler, n’avait pas gagné un seul match depuis le 14 mars dernier, en Ligue des Champions — avait l’air de Manchester United contre un club de quatrième division dans un match de Carling Cup. Et la défense montréalaise de poules sans tête…

L’Impact s’est fait montrer qui était le patron, hier, à Toronto…

L’Impact a même profité d’un avantage numérique pendant 74 minutes (!!!) à la suite de l’expulsion hâtive d’Eckersley. C’est quand même Toronto qui avait l’air en surnombre. On aurait cru voir l’avantage numérique du Tricolore, édition 2011-12…

Après la rencontre, Jesse Marsch nous a avoué que ses troupiers avaient fait preuve de complaisance après leur surprenante victoire de 2-0 récoltée à Kansas City, contre le meilleur club de la MLS cette saison. Ce sont là des propos bien inquiétants.

L’équipe n’a qu’une douzaine de matchs derrière la cravate et déjà on se permet la grosse tête ? Ou est-ce tout simplement que l’Impact a joué ce match à la hauteur de son talent de club d’expansion ? En tout cas, ce match est inquiétant à plusieurs niveaux, à commencer devant le filet.

Oui, Donovan Ricketts a fait des petits miracles en deuxième demie. Mais comme il a souvent l’habitude cette saison, il concède des «gaz» qui plombent son club. Evan Bush, qui a si bien fait l’an dernier — à un niveau inférieur, on en convient — ne mériterait pas une chance ?

Et l’attaque manque cruellement de finition ! Si Bernardo Corradi démontre de belles choses, il en exaspère plus d’un avec son chiâlage sans fin. Dès qu’un adversaire passe à moins de trois mètres, il regarde en direction de l’arbitre, baguettes en l’air. Heu garçon: les autres aussi ont droit de se promener sur le terrain…

Bref, ce fut une performance frustrante à regarder, mais on doit se rappeler que l’Impact est un club d’expansion et que bien qu’il surprendra à l’occasion, il décevra plus souvent. Nous imaginons que ça fait partie du processus d’apprentissage…

Bye bye Flyers…

Notre série de mauvaises prédictions en séries se poursuit avec l’élimination par les Devils des Flyers en cinq petits matchs. À date : 0 en 3 en demi-finales d’Associations et 4 en 11 depuis le début des séries.

Nous espérons que vous avez compris le «pattern» si vous vous fiez à nous quand vient le temps de miser l’argent de l’épicerie…

Hamilton : seulement le 16e !

Mardi soir, le voltigeur des Rangers du Texas Josh Hamilton a frappé quatre circuits dans un match, un exploit d’une rareté incroyable au baseball majeur.

Hamilton est devenu seulement le 16e joueur à réussir l’exploit, le premier depuis Carlos Delgado, en 2003. (À titre de comparaison, 21 matchs parfaits officiels ont été lancés en 143 ans d’histoire… C’est ben plus facile un match parfait, hein ?)

En plus de ses quatre circuits, Hamilton a ajouté un double et produit huit points. Ses 18 buts atteints (4 circuits X 4 buts + 1 double X 2 buts = 18 buts) constituent un record de la Ligue américaine pour un match.

Ce n’est pas notre poulain qui l’a emporté

Non, Julien BriseBois n’est pas le nouveau directeur général du Canadien. Vous savez maintenant tous qu’il s’agit plutôt de Marc Bergevin. Et je suis convaincu que c’est un bon choix.

On ne gravit pas les échelons rapidement comme Bergevin l’a fait dans l’organisation des Blackhawks — sous l’oeil attentif de Scotty Bowman — si on n’a pas de talent pour ce qu’on fait. Et le principal intéressé l’a indiqué hier : il va s’entourer de personnes compétentes pour l’aider dans les aspects qu’il connaît moins bien.

Le nouvel homme de Molson et du CH.

Et puis, Bergevin semble capable de prendre les bonnes décisions au bon moment : déjà, avant de rencontrer les médias, il avait annoncé à Randy Cunneyworth qu’il retournait dans ses souliers d’adjoints et que ce serait au prochain entraîneur-chef de décider ce qu’il en adviendra de lui. Bergevin semble aussi avoir les priorités aux bonnes places : les contrats de Price et de Subban viennent en tête de sa liste.

Mais plus important que tout pour l’organisation, le ton a changé. Bergevin a badiné avec les journalistes lors de cette conférence de presse (on en a même entendu quelques-uns rire ! Du jamais vu sous Pierre Gauthier !) et terminé le ton guindé rempli de «monsieur». Tout le monde va être plus décontracté avec Bergevin autour. Parions que certains auront même le droit de s’exprimer librement, ce qu’ils ne pouvaient pas faire sous Gauthier, qui avait instauré un régime digne du communisme côté communications.

Maintenant que Bergevin a dit toutes les bonnes choses, d’abord à Molson-Savard et ensuite aux journalistes, il ne reste que le plus important à accomplir : donner un virage à 180 degrés à cette équipe Ordinaire avec un grand O.

(Pour ce qui est de BriseBois, il aurait terminé le processus derrière Bergevin et Pierre McGuire. Sans dévoiler la teneur de notre discussion, nous nous sommes brièvement entretenus avec lui hier. S’il n’avait pas le goût de s’étendre sur le sujet, il n’avait pas l’air d’un gars trop abattu non plus.)

On peut changer Andrei K. de ville, mais pas Andrei K. tout court…

Hum! Andrei K. et Alex Radulov ont décidé que les règles n’étaient pas pour eux et sont rentrés après le couvre-feu (très, très longtemps après le couvre-feu, il paraît) alors qu’ils avaient un match à disputer en fin d’après-midi. Pas fort…

Par contre, David Poile et Barry Trotz, d.g. et entraîneur des Predators, eux, sont forts : les deux cocos ont été suspendus pour le troisième match de leur série (remportée 2-0 hier soir) et c’est à Trotz de décider quand ils pourront regagner l’alignement.

Radulov est revenu pour les huit derniers matchs des Preds et Kostitsyn a été acquis à la date limite des transactions. L’équipe des Predators qui leur a vraiment permis de connaître l’excellente saison qu’ils viennent de connaître ne comptait pas André le Ténébreux et Alex le Déserteur en ces rangs. SI vous êtes Barry Trotz, êtes-cous si pressés que cela ne les réinsérer ?

Le fait que les Predators tirent 2-1 dans la série enlève peut-être un peu de marge de manoeuvre à Trotz, mais en même temps, son équipe vient de lui prouver qu’elle est capable de disputer le genre de hockey qu’il faut pour vaincre les Coyotes sans les deux loustics.

Et même s’ils reviennent au jeu, croyez-vous qu’ils auront un long avenir avec les Preds ?

Match terne à mourir

Si jamais l’Association canadienne de soccer produit un Blu-Ray du match de Championnat canadien d’hier soir entre l’Impact et le Toronto FC, ne l’achetez surtout pas.

Le TFC, qui a perdu ses sept matchs cette saison, était venu pour «jouer la nulle» et possiblement, une nulle de 0-0. L’Impact a tout fait pour l’emporter, surtout en première demie, mais il n’a pas été capable de percer la défensive compacte du TFC, qui s’est regroupé à 11 dans sa boîte ! Ajoutez à cela deux beaux arrêts de Milos Kocic, gardien torontois, et un autre du défenseur Reggie Lambe sur sa ligne des buts et l’Impact doit s’en aller jouer le match retour à Toronto avec les compteurs toujours à zéro.

Le onze montréalais ne se retrouve pas nécessairement en mauvaise posture pour autant, mais il doit marquer à Toronto : une victoire ou une nulle avec des buts le fera passer en vertu de la règle des buts à l’étranger. Comme le vainqueur est décidé au total des buts, les buts marqués sur la pelouse adverse comptent double si jamais il y a égalité.

Vivement la visite du Galaxy de Los Angeles et de David Beckham — entre autres — pour remettre le fun dans l’Stade…

 

Il est temps de se mouiller pour le 2e tour

Après avoir sauvé la face avec une fiche de .500 au premier tour, il est maintenant temps de se mouiller et de donner nos prédictions pour les quarts de finale dans la LNH.

Mais d’abord, un petit mot sur ce premier tour, au cours duquel plusieurs clubs nous ont surpris, à commencer par les Sénateurs. Après avoir cru que les Rangers n’en feraient qu’une bouchée, il s’en est fallu de peu pour que les Sénateurs, pas tristes du tout au cours de ces séries, ne causent LA surprise dans l’Est.

Brodeur pourra-t-il se dresser devant les Flyers ou donnera-t-il ses derniers coups de patins dans la LNH ?

Cette surprise est plutôt venue des Capitals de Washington. Comme nous vous le disions dans notre dernier article, nous ne donnions pas cher de leur peau en raison du boudin d’Ovechkin. Faut croire que le Russe a compris et qu’il accepte son rôle diminué pour le bien de l’équipe. Sauront-ils troubler le parcours des Rangers ? Ça reste à voir.

Dans l’Ouest, même si nous avions prévu une victoire en sept difficiles rencontres pour les Canucks, nous sommes plus ou moins surpris par leur défaite en cinq petits matchs contre les Kings.

Où nous sommes plus surpris, c’est de la tenue des Coyotes, qui ne veulent pas mourir (j’écris ça et question de me donner raison, Antoine Vermette marque son cinquième but des séries «live»). Certains farceurs parlent déjà d’un défilé de la coupe Stanley sur la Grande-Allée. À ceux-ci nous disons : calmez-vous calvaire ! Les Coyotes sont loin d’être sortis de Glendale…

Voilà ! Assez tergiversé, c’est l’heure de plonger:

Association Est

Capitals (7) vs Rangers (1) : On ne voyait pas les Caps au deuxième tour, et on ne les voit pas plus au troisième. Même si Ovechkin veut entrer dans les rangs, il y a une raison pour laquelle les Caps se sont qualifiés si tard et que les Rangers ont dominé dans l’Est toute la saison. Après avoir presque trébuché au premier tour, je crois que les Rangers atteindront leur vitesse de croisière dans cette série. Les Gardes Forestiers en cinq.

Devils (6) vs Flyers (5) : Les Devils en ont eu plein les mains avec les Panthers au premier tour. Ils n’ont encore rien vu. Je ne pense pas qu’ils aient les effectifs nécessaires pour stopper les Flyers, même si ça a été très serré entre les deux clubs cette saison. Et après tout, nous avons déjà statué que le vainqueur de la série Penguins-Flyers gagnerait la coupe, non ? La dernière série de Martin Brodeur ? Flyers en cinq.

Association Ouest

Kings (8) vs Blues (2) : Les deux clubs qui ont eu les séries les plus courtes s’affrontent dans ce deuxième tour. Même si les Kings ont été les derniers admis en séries dans l’Ouest, ils jouent du hockey inspiré et efficace sous Darryl Sutter. Ce sera suffisant pour tasser Jaroslav Halak, Brian Elliott et les Blues ? On en doute, mais la perte d’Alex Pietrangelo pourrait faire mal. Malgré tout, Blues en six.

Predators (4) vs Coyotes (3) : Oui, les Coyotes sont les hôtes de cette série (Hey ! Andrei K. vient de marquer !), mais ils ont remporté le championnat de la section Pacifique, la plus faible dans l’Ouest. Après trois victoires en prolongation pour éliminer les Blackhawks, leur restera-t-il assez de munitions ? Il est vrai que le premier match semble faire croire que oui, mais nous croyons que c’est l’année des Preds, alors Predators en six.

L’Impact maître chez lui

L’Impact de Montréal semble vraiment nous faire le coup du Dr Jekyll et M. Hyde, mais définitivement, c’est son côté givré qu’il nous offre à domicile.

Deux gains consécutifs, une récolte de 7 points sur une possibilité de 9 : le club d’expansion fait sa marque sur sa pelouse. Et les assistances sont encore pas mal : vous étiez 19 223 samedi. Au Stade olympique, ça semble peu, mais au stade Saputo, ça sera presque une salle comble et l’ambiance sera formidable. Mes textes ici et ici sur ce dernier match.

Maintenant, ce serait bien qu’il y ait du monde pour éteindre les partisans torontois lors de la première manche du Championnat canadien, porte d’entrée à la Ligue des Champions de la CONCACAF. Plus que jamais, en raison des succès de l’Impact (2-1-1 à ses quatre derniers matchs) et des déboires du Toronto FC (0-7-0), cette demi-finale est à la portée du onze montréalais, qui après un beau succès en 2009, n’a pas fait long feu lors des deux dernières éditions de la C1 des Amériques.

Montréal 2, Toronto 0

Certains parlaient de la «Journée de la Rivalité». Nous avions plutôt adopté «Journée du Fond de Cuve» pour parler de la journée de samedi, alors que Toronto et Montréal s’affrontaient dans deux «duels de titans» de bas de classement.

L’Impact de Montréal a d’abord remporté une première victoire historique en MLS, quand il a disposé samedi après-midi du Toronto FC 2-1. À son sixième match en Major League Soccer, il commençait à être temps que le onze montréalais n’amasse ces fameux trois points, car tous connaissent la patience légendaire des partisans montréalais, tous sports confondus.

Et l’Impact s’est aussi mis au goût du jour en se retrouvant dans sa première controverse de sa jeune histoire, alors que l’entraîneur-chef Jesse Marsch a décidé de laisser de côté pour un deuxième match d’affilée le milieu de terrain québécois Patrice Bernier, malgré qu’il eut disputé, de l’avis même de Marsch, son meilleur match de la saison une semaine plus tôt, face aux Red Bulls de New York.

Première victoire et première controverse pour Jesse Marsch et l'Impact !

Bienvenue à Montréal, M. Marsch !

Et le mois dernier, on vous demandait si vous alliez être présents au Stade olympique pour ce deuxième duel local après avoir été près de 59 000 à vous pointer lors du match d’ouverture. Disons qu’il s’agit d’un succès mitigé : 23 120 quidams ont décidé d’appuyer l’équipe en personne. Est-ce le mauvais début de saison de l’équipe ou seulement que ces 23 000 personnes représentent le noyau de partisans de l’Impact ? Dans le stade Saputo, ce sera bien. Au Stade olympique, ça laissait beaucoup de place au bruit de la ventilation, disons…

Puis, en soirée, le Canadien de Montréal, cette grande équipe, a mis fin à sa saison merdique en défaisant les Maple Laughs de Toronto 4-1. Le Tricolore termine donc sa saison avec une fiche de 31-35-16, et contrairement à ce qu’on tentera de vous faire accroire cette semaine, le Canadien ne termine pas à 4 matchs de la barre de ,500, mais bien à 10, car si la LNH avait des couilles, ce serait bel et bien une fiche de 31-51 que vos Glorieux afficheraient.

Tout de même, Erik Cole a atteint le plateau des 35 buts, une première en quatre saisons. Et Max Pacioretty est le meilleur marqueur du Tricolore avec… 65 points. Et oui, le total fétiche du premier marqueur de l’équipe, ce qui représente quand même une amélioration de huit points par rapport à l’an dernier. Wow !

Cette «performance» du Canadien lui permet de terminer au 28e rang de la LNH, ce qui signifie qu’il disposera de 14,2 % de chance de mettre la main sur le premier choix. Le tirage au sort aura lieu mardi. Larry Carrière, l’adjoint au directeur général à être nommé plus tard du Canadien, assistera à cette émission remplie de glamour mise en ondes par TSN.

Un mot sur Damphousse…

Parlant du prochain directeur général du Canadien, Vincent Damphousse a retiré sa candidature la semaine dernière, arguant que ses responsabilités familiales l’empêcheraient de faire un travail adéquat.

Évidemment, comme tous les d.g. du Canadien sont célibataires et sans enfant depuis toujours, on peut le comprendre et être persuadé que le fait qu’il soit incapable de régler son divorce houleux à l’amiable n’a rien à voir avec ça… C’est possiblement pas que ça, mais j’ai de la difficulté à imaginer le Canadien confier le poste à quelqu’un qui pourrait possiblement se retrouver avec un dossier criminel en décembre prochain.

Et puisque nous sommes dans le sujet du d.g., vous n’êtes pas tannés d’entendre parler que tel ou tel candidat ne peut être d.g. parce qu’il n’a pas d’expérience ? Serge Savard avait quelle expérience quand il a été mis en place, lui ?  Merci.

Recommandation littéraire

Surveillez bien la sortie, cette semaine, de l’excellent livre du confrère Robert Laflamme (@bobthefire) «Les Stastny: Le coup de génie de Gilles Léger» qui raconte tous les détails sur l’évasion des trois célèbres frères de la Tchécoslovaquie si chère à Bergie !

Chips ! Peanuts ! Cracker Jack ! l’a obtenu en semi-primeur vendredi dernier et ne peut plus le lâcher depuis. Apprendre les dessous de cette histoire est vraiment fascinant ! Il y a un film là-dedans !

R.I.P. Canadien (bis)

Voilà ! C’est maintenant officiel ! Comme Chips ! Peanuts ! Cracker Jack ! l’affirmait dans son édition du 3 février dernier, le Canadien de Montréal et tous ses 71 points est maintenant éliminé des séries de cette saison 2011-12.

Il devient ainsi le troisième club seulement à connaître pareil sort, après les

Les premiers «tee-off» peuvent officiellement être réservés par les joueurs du CH...

Blue Jackets de Columbus et les Oilers d’Edmonton, mais avant les Islanders de New York, les Maple Laughs de Toronto, les Hurricanes de la Caroline, le Wild du Minnesota et les Ducks d’Anaheim.

Ça fait mal, hein, être plus poches que les Islanders, les Hurricanes et les Maple Laughs ?

Le reste de cette saison merdique n’est que du détail, une mise en bouche pour le post-mortem, le changement d’état-major (au moins l’entraîneur, et si possible le d.g. également…), et surtout, le repêchage.

Soyez honnêtes : regardez-vous bien des matchs au complet depuis un mois ?

Maintenant, reste à voir si le Canadien remontera la pente tranquillement, ou s’il subira un électrochoc à la Blues de St. Louis avec l’arrivée du nouveau personnel et des nouveaux joueurs.

Amphithéâtre: construction confirmée

Comme dirait un célèbre chroniqueur sportif montréalais: «c’est faite là ?». Oui, c’est «faite». La construction de l’amphithéâtre de Québec sera amorcée en septembre et sa gestion a officiellement été confiée à Quebecor.

De là à dire qu’il y aura un club de la LNH à Québec l’an prochain, c’est un pas que certains amateurs (n’est-ce pas, Chevalier ?) ont immédiatement franchi. Rien n’est moins sûr…

On se répète: on le souhaite. Mais il y a certaines variables à régler d’abord. Comme d’avoir un club de disponible. Un propriétaire pour l’acheter. Pas de ville du Nord-Ouest américain dans les pattes. Tous des items de sa checklist que Québec ne peut pas encore rayer…

Les Coyotes de Phoenix ne sont pas encore partis de l’Arizona et les Islanders de New York n’ont pas quitté Long Island non plus. D’ailleurs, si vous étiez Charles Wang, l’actuel proprio des Islanders, vendriez-vous votre club par charité à PKP maintenant où demanderiez-vous à la LNH de déménager à Québec (ou Seattle) et de le vendre dans 4-5 ans, quand il aura possiblement doublé de valeur ?  On demande ça de même…

Si les Islanders devenaient les Nordiques et prenaient de la valeur, Quebecor aurait-il encore les moyens de se payer un club de la LNH ou si les partisans des Nordiques revivraient un jour de la marmotte à la sauce 1995 ? On demande toujours ça de même…

Duncan Keith: suffisant ou pas ?

Bon, cinq matchs à Duncan Keith pour son agression à la tête de Daniel Sedin, c’est suffisant ou pas ?

Un geste de vengeance délibéré, porté au visage d’un adversaire, ça mérite plus selon vous ? Nous croyons que oui, mais comme nous sommes à deux semaines des séries, sûrement que nous sommes dans la zone «des-gestes-moins-punis-parce-qu’une-série-de-sept-matchs-c’est-plus-court».

Brendan Shanahan perd des plumes à vue d’oeil…

Impact: une victoire avant son retour à Montréal?

On savait que ça allait être une saison difficile pour l’Impact, mais nous sommes rendus à se demander si l’Impact gagnera un match avant son retour à Montréal, le 7 avril prochain, contre le FC Toronto.

L’Impact a de nouveau été blanchi sur la pelouse adverse, s’inclinant cette fois 2-0 contre le Crew de Columbus.

C’est vrai, le onze montréalais s’est défendu à 10 contre 11 presque toute la rencontre. Le fait demeure: l’Impact ne semble pas avoir beaucoup de mordant à l’attaque. Quand tu ne peux pas te permettre d’accorder un but, ça devient difficile…