OK : on se calme !

Bon, il semblerait que le Dossier Nordiques ait pris du plomb dans l’aile. La LNH a annoncé tard hier soir en être venue à entente de principe dans le but de vendre l’équipe à un groupe d’investisseurs dont le fer de lance est Greg Jamison, ex-chef de la direction des Sharks, qui est encore l’un de leurs actionnaires.

À moins d’un démasquage à la Scooby Doo, ce type n’est assurément pas Pierre Karl Péladeau…

Oui, à prime abord, si vous avez votre carte de membre de la Nordiques Nation (ils ont même un président ! c’est fort !), la pas nouvelle d’hier représente quand même un dur coup. Mais si vous écoutez bien la conférence de presse à tête reposée, vous allez voir que, pour l’instant, c’est un gros show de boucane.

Premièrement, Bettman a commencé la conférence de presse en disant qu’il n’y avait pas d’annonce ! Avoir été là, nous aurions fait comme eux, mais maudit que ça aurait été beau de voir tous les journalistes se lever d’un trait et sacrer leur camp !

Deuxièmement, les mots les plus importants dans tout cela sont entente de principe. Les Coyotes ne sont pas encore vendus. La LNH veut les vendre et ce qu’elle a, c’est une entente avec Jamison (qui portait un complet digne de Don Cherry pour l’occasion…) qui dit qu’elle ne négociera pas avec qui que ce soit d’autre.

Troisièmement, Jamison doit encore s’entendre avec le conseil municipal de Glendale au sujet du bail de location du Jobing.com Arena. Pour l’instant, il aurait l’accord de quatre membres de ce conseil qui n’ont vu qu’un cadre général de l’entente proposée pour l’instant.

Et une fois que le conseil municipal aura accepté cette entente (en présumant qu’il l’accepte), elle devra encore passer le test du Goldwater Institute, l’organisme de protection des droits des contribuables qui a fait dérailler l’entente de principe avec Matthew Hulsizer.

Alors, bien que Québec soit beaucoup plus loin du retour des Nordiques ce matin, les Coyotes ne sont pas encore assurés de poursuivre leur histoire à Phoenix.

Bye-bye les Preds !

Parlant des Coyotes, l’équipe de l’Arizona a choisi cette période en ébullition de son histoire pour se donner des airs d’aspirants à la coupe Stanley !

Lundi, ils ont éliminé en cinq petits matchs les puissants Predators de Nashville, que plusieurs (nous inclus) voyaient atteindre la finale. Avec l’élimination des Blues de St. Louis par les Kings de Los Angeles, cette élimination porte à 0 en 2 notre fiche en quarts de finale et à 4 en 10 depuis le début des séries… À ce rythme, nous rejoindront notre moyenne abyssale de prédictions établie lors des séries du Baseball majeur…

Rien n’est terminé cependant : les Rangers et les Flyers (ces derniers dans une moindre mesure) ont encore des chances de l’emporter dans l’Est.

Mariano Rivera

Ouch ! Avez-vous vu les images de la blessure de Mariano Rivera ? Et celle, très triste, de sa rencontre avec les médias le lendemain ?

Si vous n’êtes pas encore au courant, le meilleur releveur du Baseball majeur s’est blessé en captant des ballons lors de l’exercice au bâton des Yankees, la semaine dernière, ce qu’il fait depuis qu’il joue au baseball. Une blessure malchanceuse, imprévisible et subie lors d’un geste commis des milliers, peut-être des millions de fois par Rivera.

Souhaitons que ce ne soit pas la dernière image de Rivera sur un terrain de baseball.

Maintenant, à 42 ans et à sa 18e saison dans le Baseball majeur, cette blessure pourrait mettre un terme à sa carrière, bien qu’il ait indiqué qu’il souhaitait effectuer un retour.

Pour ceux qui n’ont pas tenu le compte, Rivera compte 608 matchs sauvegarder en carrière, le plus haut total de l’histoire du baseball, et il est déjà assuré de se retrouver à Cooperstown, au Temple de la Renommée, une fois sa carrière terminée.

(Maintenant, Douce, si jamais il revient cette saison, on ne prend pas de chance et on va voir une game des Yankees, OK ? Please, please, super please !)

Ce n’est pas notre poulain qui l’a emporté

Non, Julien BriseBois n’est pas le nouveau directeur général du Canadien. Vous savez maintenant tous qu’il s’agit plutôt de Marc Bergevin. Et je suis convaincu que c’est un bon choix.

On ne gravit pas les échelons rapidement comme Bergevin l’a fait dans l’organisation des Blackhawks — sous l’oeil attentif de Scotty Bowman — si on n’a pas de talent pour ce qu’on fait. Et le principal intéressé l’a indiqué hier : il va s’entourer de personnes compétentes pour l’aider dans les aspects qu’il connaît moins bien.

Le nouvel homme de Molson et du CH.

Et puis, Bergevin semble capable de prendre les bonnes décisions au bon moment : déjà, avant de rencontrer les médias, il avait annoncé à Randy Cunneyworth qu’il retournait dans ses souliers d’adjoints et que ce serait au prochain entraîneur-chef de décider ce qu’il en adviendra de lui. Bergevin semble aussi avoir les priorités aux bonnes places : les contrats de Price et de Subban viennent en tête de sa liste.

Mais plus important que tout pour l’organisation, le ton a changé. Bergevin a badiné avec les journalistes lors de cette conférence de presse (on en a même entendu quelques-uns rire ! Du jamais vu sous Pierre Gauthier !) et terminé le ton guindé rempli de «monsieur». Tout le monde va être plus décontracté avec Bergevin autour. Parions que certains auront même le droit de s’exprimer librement, ce qu’ils ne pouvaient pas faire sous Gauthier, qui avait instauré un régime digne du communisme côté communications.

Maintenant que Bergevin a dit toutes les bonnes choses, d’abord à Molson-Savard et ensuite aux journalistes, il ne reste que le plus important à accomplir : donner un virage à 180 degrés à cette équipe Ordinaire avec un grand O.

(Pour ce qui est de BriseBois, il aurait terminé le processus derrière Bergevin et Pierre McGuire. Sans dévoiler la teneur de notre discussion, nous nous sommes brièvement entretenus avec lui hier. S’il n’avait pas le goût de s’étendre sur le sujet, il n’avait pas l’air d’un gars trop abattu non plus.)

On peut changer Andrei K. de ville, mais pas Andrei K. tout court…

Hum! Andrei K. et Alex Radulov ont décidé que les règles n’étaient pas pour eux et sont rentrés après le couvre-feu (très, très longtemps après le couvre-feu, il paraît) alors qu’ils avaient un match à disputer en fin d’après-midi. Pas fort…

Par contre, David Poile et Barry Trotz, d.g. et entraîneur des Predators, eux, sont forts : les deux cocos ont été suspendus pour le troisième match de leur série (remportée 2-0 hier soir) et c’est à Trotz de décider quand ils pourront regagner l’alignement.

Radulov est revenu pour les huit derniers matchs des Preds et Kostitsyn a été acquis à la date limite des transactions. L’équipe des Predators qui leur a vraiment permis de connaître l’excellente saison qu’ils viennent de connaître ne comptait pas André le Ténébreux et Alex le Déserteur en ces rangs. SI vous êtes Barry Trotz, êtes-cous si pressés que cela ne les réinsérer ?

Le fait que les Predators tirent 2-1 dans la série enlève peut-être un peu de marge de manoeuvre à Trotz, mais en même temps, son équipe vient de lui prouver qu’elle est capable de disputer le genre de hockey qu’il faut pour vaincre les Coyotes sans les deux loustics.

Et même s’ils reviennent au jeu, croyez-vous qu’ils auront un long avenir avec les Preds ?

Match terne à mourir

Si jamais l’Association canadienne de soccer produit un Blu-Ray du match de Championnat canadien d’hier soir entre l’Impact et le Toronto FC, ne l’achetez surtout pas.

Le TFC, qui a perdu ses sept matchs cette saison, était venu pour «jouer la nulle» et possiblement, une nulle de 0-0. L’Impact a tout fait pour l’emporter, surtout en première demie, mais il n’a pas été capable de percer la défensive compacte du TFC, qui s’est regroupé à 11 dans sa boîte ! Ajoutez à cela deux beaux arrêts de Milos Kocic, gardien torontois, et un autre du défenseur Reggie Lambe sur sa ligne des buts et l’Impact doit s’en aller jouer le match retour à Toronto avec les compteurs toujours à zéro.

Le onze montréalais ne se retrouve pas nécessairement en mauvaise posture pour autant, mais il doit marquer à Toronto : une victoire ou une nulle avec des buts le fera passer en vertu de la règle des buts à l’étranger. Comme le vainqueur est décidé au total des buts, les buts marqués sur la pelouse adverse comptent double si jamais il y a égalité.

Vivement la visite du Galaxy de Los Angeles et de David Beckham — entre autres — pour remettre le fun dans l’Stade…

 

Il est temps de se mouiller pour le 2e tour

Après avoir sauvé la face avec une fiche de .500 au premier tour, il est maintenant temps de se mouiller et de donner nos prédictions pour les quarts de finale dans la LNH.

Mais d’abord, un petit mot sur ce premier tour, au cours duquel plusieurs clubs nous ont surpris, à commencer par les Sénateurs. Après avoir cru que les Rangers n’en feraient qu’une bouchée, il s’en est fallu de peu pour que les Sénateurs, pas tristes du tout au cours de ces séries, ne causent LA surprise dans l’Est.

Brodeur pourra-t-il se dresser devant les Flyers ou donnera-t-il ses derniers coups de patins dans la LNH ?

Cette surprise est plutôt venue des Capitals de Washington. Comme nous vous le disions dans notre dernier article, nous ne donnions pas cher de leur peau en raison du boudin d’Ovechkin. Faut croire que le Russe a compris et qu’il accepte son rôle diminué pour le bien de l’équipe. Sauront-ils troubler le parcours des Rangers ? Ça reste à voir.

Dans l’Ouest, même si nous avions prévu une victoire en sept difficiles rencontres pour les Canucks, nous sommes plus ou moins surpris par leur défaite en cinq petits matchs contre les Kings.

Où nous sommes plus surpris, c’est de la tenue des Coyotes, qui ne veulent pas mourir (j’écris ça et question de me donner raison, Antoine Vermette marque son cinquième but des séries «live»). Certains farceurs parlent déjà d’un défilé de la coupe Stanley sur la Grande-Allée. À ceux-ci nous disons : calmez-vous calvaire ! Les Coyotes sont loin d’être sortis de Glendale…

Voilà ! Assez tergiversé, c’est l’heure de plonger:

Association Est

Capitals (7) vs Rangers (1) : On ne voyait pas les Caps au deuxième tour, et on ne les voit pas plus au troisième. Même si Ovechkin veut entrer dans les rangs, il y a une raison pour laquelle les Caps se sont qualifiés si tard et que les Rangers ont dominé dans l’Est toute la saison. Après avoir presque trébuché au premier tour, je crois que les Rangers atteindront leur vitesse de croisière dans cette série. Les Gardes Forestiers en cinq.

Devils (6) vs Flyers (5) : Les Devils en ont eu plein les mains avec les Panthers au premier tour. Ils n’ont encore rien vu. Je ne pense pas qu’ils aient les effectifs nécessaires pour stopper les Flyers, même si ça a été très serré entre les deux clubs cette saison. Et après tout, nous avons déjà statué que le vainqueur de la série Penguins-Flyers gagnerait la coupe, non ? La dernière série de Martin Brodeur ? Flyers en cinq.

Association Ouest

Kings (8) vs Blues (2) : Les deux clubs qui ont eu les séries les plus courtes s’affrontent dans ce deuxième tour. Même si les Kings ont été les derniers admis en séries dans l’Ouest, ils jouent du hockey inspiré et efficace sous Darryl Sutter. Ce sera suffisant pour tasser Jaroslav Halak, Brian Elliott et les Blues ? On en doute, mais la perte d’Alex Pietrangelo pourrait faire mal. Malgré tout, Blues en six.

Predators (4) vs Coyotes (3) : Oui, les Coyotes sont les hôtes de cette série (Hey ! Andrei K. vient de marquer !), mais ils ont remporté le championnat de la section Pacifique, la plus faible dans l’Ouest. Après trois victoires en prolongation pour éliminer les Blackhawks, leur restera-t-il assez de munitions ? Il est vrai que le premier match semble faire croire que oui, mais nous croyons que c’est l’année des Preds, alors Predators en six.

L’Impact maître chez lui

L’Impact de Montréal semble vraiment nous faire le coup du Dr Jekyll et M. Hyde, mais définitivement, c’est son côté givré qu’il nous offre à domicile.

Deux gains consécutifs, une récolte de 7 points sur une possibilité de 9 : le club d’expansion fait sa marque sur sa pelouse. Et les assistances sont encore pas mal : vous étiez 19 223 samedi. Au Stade olympique, ça semble peu, mais au stade Saputo, ça sera presque une salle comble et l’ambiance sera formidable. Mes textes ici et ici sur ce dernier match.

Maintenant, ce serait bien qu’il y ait du monde pour éteindre les partisans torontois lors de la première manche du Championnat canadien, porte d’entrée à la Ligue des Champions de la CONCACAF. Plus que jamais, en raison des succès de l’Impact (2-1-1 à ses quatre derniers matchs) et des déboires du Toronto FC (0-7-0), cette demi-finale est à la portée du onze montréalais, qui après un beau succès en 2009, n’a pas fait long feu lors des deux dernières éditions de la C1 des Amériques.

En mode queue de poisson…

Si vous avez beaucoup de joueurs des Canucks et des Penguins dans votre pool des séries, vous ne devez pas être très confiants de mettre la main sur le pactole…

Combien d’entre vous croyaient que ces deux clubs tireraient de l’arrière 0-3 dans leurs séries face aux Flyers et aux Kings ? Combien croyaient que Marc-André Fleury aurait l’air de votre goaler de ligue du dimanche ? Vingt buts en trois matchs, c’est des buts en ta… pour paraphraser pour la 8 435 876e fois le fameux Moose Dupont.

Les Penguins cherchent à contacter ce petit bonhomme pour le 4e match...

Tout ça pour dire que nous sommes persuadés que dans les plans de ces deux formations pour les présentes séries, même si la possibilité d’être éliminées en première ronde par des adversaires fort valables devait être présente, un balayage au premier tour n’a jamais été évoqué. Dans leurs pires cauchemars, ces équipes étaient éliminées, oui, balayés, non.

Remarquez, ce n’est pas encore fait. Mais ça regarde mal en maudit.

Bon, je vais laisser aux médias «sérieux» le soin de vous rappeler l’exploit des Flyers d’il y a deux ans, la première fois depuis 1975 qu’un club comblait un déficit de 0-3 en séries. Certains vous parleront même des Red Sox de 2004. Bla bla. Bravo bravo !

La vérité est qu’on s’en fout. Et avouez que dans le cas des Canucks, ça ne vous dérange pas tant que ça de les voir se faire balayer par les Kings. Allez, coquins, avouez-le !

Et vous ne trouvez pas qu’Alain Vigneault prend de grands risques à remplacer Roberto Luongo par Cory Schneider ? Luongo, s’il a la réputation de choker en séries, a tout de même conduit les Canucks à la finale l’an dernier et n’était aucunement responsable des deux premiers échecs face aux Kings.

Quand votre club signe un gars pour 620 ans, le signal est que peu importe ce que vous en pensez, il risque d’être là bien après votre départ… Dan Bylsma — qui compte sur un deuxième gardien de moindre qualité, c’est vrai — semble avoir bien assimilé ça en tout cas.

Shanahan continue son beau travail

Oh boy! Le préfet de discipline de la LNH, le soporifique Brendan Shanahan, en a de l’ouvrage au cours des ces séries, et il n’a que lui à blâmer.

Nous vous l’avions bien prédit que ces séries marqueraient le retour au hockey d’intimidation et qu’elles seraient le festival des coups de coude au visage et des doubles échecs dangereux. Quand tu annonces ouvertement que les sanctions seront allégées car les séries sont moins longues qu’une saison, tu cours après le trouble…

Les Rangers ont bien compris ça. Trois matchs de suspension pour Carl Hagelin contre la possibilité de sortir Daniel Alfredsson des séries, c’est peu cher payé. Ils ont aussi tenté de s’en prendre à Erik Karlsson, ce qui a entraîné une série de frappes préventives de la part des Sénateurs, résultant en une suspension d’un match à Matt Carkner.

C’est sans parler des matchs dignes d’une carte de l’UFC que se livrent les Flyers et les Penguins et tous les coups salauds que nous avons vus depuis le début des séries, à commencer par la prise de lutte de Shea Weber sur Henrik Zetterberg.

La LNH n'a qu'elle à blâmer pour ce genre de coups vicieux.

Il y a longtemps que nous n’avions pas vu des matchs aussi ponctués de bagarres et de coups sournois, de «picossages» après le sifflet et, franchement, nous trouvons cela plutôt désagréables.

Nous aimons bien regarder les nouvelles sportives avec Mini-Douces le matin. Cette semaine, nous nous sommes surpris à changer de poste, car nous avions un petit malaise à lui présenter non pas du hockey, mais des bagarres, des doubles échecs au visages et autres coups salauds.

Nous n’avons absolument rien contre le jeu viril. Nous sommes les premiers à applaudir les solides mises en échec légales. Mais de plus en plus, nous souhaitons l’abolition des bagarres et la fin de ce régime de la terreur sur la glace.

Mais tant que les émules de Clown Campbell comme Shanahan seront en poste (et la flopée de dinosaures en poste comme d.g. à travers la ligue), nous craignons que ce jour ne viendra pas.

Rinne n’est pas Price (et vice-versa…)

Pekka Rinne

Le nouvel homme de 49 millions Wikipedia

Pekka Rinne a décroché le gros lot à Nashville, hier : 49 millions $ US pour sept ans. Sept millions par saison, pas de niaisage de front stack ou de end stack (ou le salaire est plus imposant au début ou à la fin du contrat). Sept fois sept = 49, comme dans le temps du combat de maths du vendredi matin.

Ce contrat est le plus important de l’histoire des Predators, qui semblent vraiment vouloir conserver leur noyau de jeunes joueurs prometteurs. Shea Weber touche actuellement 7,5 millions $ et devient joueur autonome avec compensation à la fin de la saison. Ne restera plus qu’à régler le cas de Ryan Suter, qui devient libre comme l’air à la fin de la présente campagne. Il gagne présentement 3,5 millions $.

Et le d.g. des Preds, David Poile, semble bien connaître son club : il appert que personne n’est/ne sera jaloux de ce contrat. Quelques minutes après l’annonce officielle (sur le site web du club…), Mike Fisher a tweeté : «Félicitations au nouveau gagnant de la loterie du Tennessee, Pekka Rinne! #BienMérité» (traduction libre). Voilà qui est important pour garder un peu de cohésion dans le vestiaire…

Et Rinne n’a pas volé cet argent : depuis 2008-09, c’est lui qui détient le plus grand nombre de jeux blancs dans la LNH, 23 en comptant le 3 déjà inscrits cette saison. Comme pour mettre un point d’exclamation sur cette journée, il a blanchi les Coyotes de Phoenix hier soir…

À Montréal, la réaction a été instantanée sur Twitter (et j’imagine que ça a été la même chose sur les lignes ouvertes en soirée) : les gens se demandaient combien allait coûter Carey Price à la fin de la saison si Rinne reçoit 7 millions $ par année. Rinne n’est pas Price, et le contraire est vrai également.

Premièrement, Rinne allait devenir joueur autonome sans compensation à la fin de la saison, alors que Price sera joueur autonome avec compensation. Nuance importante et l’autonomie complète a un prix.

Deuxièmement, Rinne a une meilleure fiche en carrière que Price. Pas de beaucoup, mais meilleure quand même. En 189 matchs dans la LNH, Rinne montre une fiche de 101-58-20 avec 23 jeux blancs, une moyenne de 2,34 et un taux d’efficacité de ,920. Price? 216 PJ, 102-80-26, 12 blanchissages, 2,60 et ,915.

L’an dernier, Rinne a terminé deuxième au scrutin pour l’obtention du trophée Vézina et quatrième pour le trophée Hart, des exploits auxquels Price ne peut encore se comparer.

«Oui, mais le Canadien a un bien meilleur club et Price va en séries lui», me dites-vous? Ah oui? Rinne a joué 18 matchs en séries, Price, 26. Les deux gardiens comptent 8 victoires…  Moyennes et taux d’efficacité presque identiques.

Je ne dis pas que Rinne est un meilleur gardien que Price. Il est toutefois légèrement en avance sur lui, statistiquement parlant. Ce qu’il faut donc souhaiter, c’est que Price et le Canadien ne se rende pas en arbitrage : ces petites différences seraient alors dramatiquement exploitées par l’équipe de négociations du Tricolore afin d’obtenir Price à un prix inférieur.

Elles ne sont pas rares les belles relations entre athlètes et organisations qui ont été scrappées par un p’tit tour en arbitrage…

Ottawa/NYRangers

Combien de points le CH ramasse ce week-end?  J’ai 2 en tête, mais ils nous ont tellement surpris la semaine dernière…  En tout cas, le match «facile» entre les deux ne semble plus être celui qui apparaissait comme tel quand le calendrier a été dévoilé. Quel début de saison des Sénatristes !

Chez les Rangers, on semble vouloir se replacer après un début de saison difficile. Comme le Canadien, tiens…