Ville de champions

Montréal, même si ça ne paraît pas toujours, est décidément une ville de champions !

Prenez le Canadien. Sceptiques depuis le début de la campagne, on doit maintenant admettre  qu’on s’était trompé dans son cas. Mea culpa. Canadien vient de gagner une autre série de cinq matchs, il a remporté cinq de ses six derniers matchs à l’étranger, il est à un point du sommet dans l’Est avec un match en mains (et Boston est en train de gaspiller les quatre qu’il avait à un certain moment sur le CH).

Un Norris avec ça? P.K. Subban sera dans la course si son excellente saison se poursuit.

Un Norris avec ça? P.K. Subban sera dans la course si son excellente saison se poursuit.

Canadien, faut le dire, a un bon club.

Il est quatrième au total pour les victoires, les points et le pourcentage de points, cinquième pour les buts marqués par match et sixième pour les buts accordés, troisième pour le ratio buts alloués/accordés à 5 contre 5… En fait, les seules statistiques où le Canadien n’est pas dans le top-10, c’est pour le désavantage numérique (19e) et les mises en jeu remportées (22e).

Canadien est fort. C’est dire à quel point Jacques Martin est mauvais  Quelques changements et hop! ce club-là se retrouve en tête de la ligue. Vrai, il ne pouvait pas compter sur Galchenyuk-Gallagher. Mais «bencher» Gomez et Kaberle (Diaz était là, l’an passé), il n’avait pas les couilles pour le faire… Pensez-vous que les jeunes auraient joué l’an dernier, anyway ? C’est ce qu’on se disait…

Ça nous coûte un peu de le dire, mais ici, aux quartiers généraux de CPCJ!, on se surprend même à aimer cette équipe…

Et prenez l’Impact. Une troisième victoire d’affilée. Samedi, contre le Toronto FC, même s’il n’a joué que 45 bonnes minutes, l’Impact a trouvé une façon de l’emporter. L’an dernier, c’est un match qu’il aurait assurément perdu : il avait la bien mauvaise habitude de s’effondrer quand ça commençait à chauffer.

Bon, l’Impact ne remportera pas tous ses matchs, mais les points qu’il engrange en mars et avril sont ceux qu’il ne cherchera pas désespérément en septembre et octobre, comme l’an dernier.  Ça promet.

Et prenez aussi Georges St-Pierre. Vrai, à CPCJ!, on déteste le UFC, que l’on estime semblable à une douteuse bataille de ruelle où deux combattants sont entourés de 20 voitures, tous phares ouverts et qu’on se tapoche jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un en état de dire : «Pardon mononc’».

Mais nous ne sommes pas insensibles aux succès de GSP, qui a défendu avec succès sa ceinture des 170 livres pour une huitième fois. Ça ne nous fera pas aimer les combats ultimes, mais on apprécie l’exploit.

Non, vraiment, le seul endroit où on ne trouve pas que Montréal est une ville de champions, c’est pour son prochain gros évènement de boxe.

Nous le savons, nous sommes pas mal les seuls à ne pas tripper sur le combat Pascal-Bute du 25 mai prochain. Mais sérieusement, mis à part de pouvoir se vanter sur les bars de la rue St-Laurent d’être le meilleur boxeur au Québec, quel est l’enjeu de ce combat ?

Une ceinture ? Non. Pascal abandonne même l’espoir d’être champions de mi-lourds de l’IBF pour ce combat. Bute tente de nous faire croire que c’est pour se préparer pour sa revanche contre Carl Froch.

Une chance de se battre en championnat du monde par la suite ? À peine un «peut-être» : le perdant sera condamné à attendre le gagnant pour un combat revanche et le vainqueur est loin d’être assuré de recevoir un coup de fil (GYM a tellement écoeuré Gary Shaw, le promoteur de Chad Dawson, dans ce dossier que celui-ci ne devrait pas offrir une chance à Pascal s’il l’emportait…).

La gloire internationale ? Non. Ces deux boxeurs sont déjà connus. Mais au moment d’écrire ces lignes, contrairement à ce GYM et InterBox ont voulu vous faire croire jusqu’ici, les réseaux américains «n’attendent pas ce combat depuis deux ans» (c’est Yvon Michel qui nous scande ça depuis l’annonce du combat). HBO, «qui demandait sans cesse quand ce combat allait se produire», n’a pas encore annoncé ce qui remplacera Pascal-Dawson le 25 mai. Showtime ne semble plus intéressé par Bute depuis qu’il a perdu contre Froch (et qu’il a décidé de se battre contre Dennis Grachev).

Un bon combat local, c'est ça qui attire...

Un bon combat local, c’est ça qui attire…

Non, vraiment, pour nous, ce combat, c’est du Régis Lévesque sans le loufoque personnage. C’est Hilton-Ouellet all over again. Ça nous dit aussi que les deux groupes pensent que maintenant, pour que leurs boxeurs fassent un coup d’argent, ils doivent se battre contre le gars de l’autre écurie. Inquiétant. Si Pascal s’était battu contre Dawson et qu’il avait gagné, vous croyez qu’un affrontement contre Bute aurait été impossible ? Absolument pas !

Mais ce que ça dit, c’est que ces deux boxeurs voudront en faire une série de trois combats et qu’après (dans deux ans), il sera trop tard pour tous les deux pour aspirer à autre chose.

J’espère au moins qu’ils auront beaucoup de dollars à compter.

Le sculpteur est-il engagé ?

Pour la statue de Marc Bergevin à l’entrée du Centre Bell. S’il n’est pas encore embauché, faudrait faire vite, car ce type est décidément un génie !

A-t-il pris seulement une mauvaise décision depuis qu’il est en poste ? À part le soporifique et drabe Colby Armstrong ? (Et encore là, c’est juste une embauche plate et qui n’a pas d’impact, négatif ou positif.) Il a encore prouvé hier soir qu’il est prouvé d’une grande vision en échangeant Erik Cold aux Stars de Dallas en retour de Michael Ryder (eh !) ET d’un troisième choix en 2013.

Ah ! Vous souvenez-vous de la dernière fois que Canadien a entourloupé quelqu’un dans une transaction ? C’est arrivé hier, vers 18h27.

Marc Bergevin

Marc Bergevin

En plus de refiler Cold et SES DEUX ANNÉES DE CONTRAT à 4,5 millions $ de cap hit aux Stars en retour d’un gars qui touche 3,5 et qui devient joueur autonome à la fin de la saison, il obtient un choix au repêchage !

Alors on vous le redemande : le sculpteur de la statue de Marc Bergevin est-il embauché ?

Paraît que les prétentions de retraite de Cole n’ont pas joué dans la balance et que Michel Therrien l’a même remercié pour son leadership hier. Ah bon. C’est certain que Therrien et Bergevin n’étaient pas pour l’appeler et lui dire : «Tu nous a vraiment fait chier depuis le retour au jeu et ta production de cul ne nous a pas laissé le choix. So long sucker!». On a dit ce qu’il faut dire à un vétéran qui a «un nom» dans la ligue.

Un gars apprécié. Un joueur d’équipe. Merci pour ton leadership.

Bullshit !

Quand t’es un leader et que tu touches 4,5 millions $ par an, qu’une convention collective vient d’être renégociée et que tu t’apprêtes à toucher ton 676e chèque de gagnant à vie, tu serres les dents, drive le net et marque des buts.

Paraît aussi qu’il boude depuis le début de la saison. Qu’il était insatisfait de son utilisation. C’est aussi ça, la nouvelle direction du Canadien : ta réputation te donnera un peu de lousse, mais ce sont tes résultats qui te garderont sur la première unité d’avantage numérique. Pas tes saisons passées.

Avec cette transaction, Bergevin se donne une marge de manoeuvre qui lui sera très précieuse l’an prochain, quand le plafond diminuera, et même cette saison. Le précieux million de plus pourrait lui être utile d’ici le 3 avril, date limite des transactions.

Bernier en mission défensive

Patrice Bernier a beau avoir été le meilleur marqueur de l’Impact et son joueur de l’année la saison dernière, c’est en défensive qu’on le voit cette saison. Le nouvel entraîneur-chef, Marco Schällibaum, le veut comme milieu récupérateur, un poste plus vers l’arrière servant à stopper l’attaque adverse, récupérer les ballons et relancer l’attaque. Pas tout à fait un rôle de finition.

Schällibaum a vanté les qualités de contrôle de ballon de Bernier pour expliquer sa décision, mais il semble évident que le principal intéressé n’est pas très entiché de cette décision (lire notre texte ici).

Probablement que ce sera un grand succès. Avec Di Vaio et Felipé devant lui, Bernier devrait obtenir sa part de points. En tout cas, c’est probablement le joueur le plus intelligent sur le terrain pour alimenter Di Vaio, toujours à la limite du hors jeu.

Notre petit doigt nous dit que le noeud du problème se trouve peut-être dans l’arrivée d’Andrea Pisanu, ami et protégé de Marco Di Vaio, qui joue comme milieu offensif — la position de Bernier l’an dernier — au camp d’entraînement.

Début de saison ce samedi, 22h30, à Seattle. Voyons voir comment Schällibaum va tirer le meilleur de ses hommes, lui qui ne dispose que d’un contrat d’un an.

Mauvais week-end pour Montréal

Et on ne vous parle même pas de la Commission Charbonneau ou d’une autre affaire dont le maire Tremblay n’était pas au courant. Non. On vous parle de la nulle de l’Impact et de l’inexcusable défaite des Alouettes.

Si pour l’Impact ce match nul de 1-1 contre le Dynamo de Houston n’a fait que confirmer ce que l’on sait depuis quelques semaines déjà, c’est-à-dire son élimination, la défaite de 27-22 des Alouettes face au pire club de la LCF commence à faire douter certains sur la légitimité des aspirations de l’équipe.

Faute avouée à moitié pardonnée dit-on : nous n’avons pas vu le match de l’Impact, trop occupés que nous étions à nous bourrer la face dans le magret de canard préparé par Douce et les excellents vins choisis par nos convives. Mais on nous a dit que l’Impact c’était bien battu, qu’il s’était même fait refuser un but qui aurait dû compter. Soit. C’était trop peu trop tard pour le onze montréalais et il le savait. C’est dommage. Par contre, cette première saison laisse présumer d’un bel avenir et on ne peut qu’avoir hâte à la prochaine campagne.

Maintenant, il reste tout de même un enjeu à cette saison, soit celui de terminer au premier rang parmi les équipes canadiennes afin de disposer de la première tête de série pour le Championnat canadien de l’an prochain, qui mène à la Ligue des Champions de la CONCACAF.  À ce chapitre, l’Impact accuse un point de retard sur les Whitecaps de Vancouver et les deux clubs ont deux matchs à jouer. Le Toronto FC n’est pas dans la course et comme il joue dans un circuit inférieur, le FC Edmonton est assuré d’être classé quatrième.

Du côté des Alouettes, cette victoire a été qualifiée «d’inacceptable et horrible» par Marc Trestman, tandis qu’Anthony Calvillo a trouvé que l’équipe avait joué de façon merdique (mon texte de match ici). Mais plus troublant encore, c’est que le grenouillage semble vouloir s’installer dans le vestiaire des Alouettes. Luc Brodeur-Jourdain a candidement laissé entendre qu’une importante réunion d’équipe s’imposait, tandis que Jamel Richardson, assurément frustré de n’avoir capté que trois passes dans le match, a quitté en coup de vent, arrachant son nom au-dessus de son casier avant de filer (le texte de vestiaire ici).

Les Alouettes ont maintenant perdu trois fois à leurs cinq derniers duels…

D’ailleurs, un confrère nous a fait remarquer que Brian Bratton ne quittait pas Richardson d’une semelle, tentant de calmer le bouillant receveur de passes, plutôt habitué à être le centre d’attention, avec Calvillo, à l’attaque. Petit conseil pour «J-Rich» : attraper les ballons lancés vers nous aide grandement à élever le niveau de confiance de notre quart-arrière à notre endroit et lui évite ainsi de trouver un autre receveur, genre Brandon London, auteur de 9 attrapés pour 170 verges et un touché. Mettons.

Il faut absolument crever cet abcès chez les Alouettes. Primo, parce que l’équipe doit se remettre en marche pour les quatre derniers matchs de la saison. Elle est toujours en tête dans l’Est — merci aux Argos, qu’elle affronte la semaine prochaine et qui se sont inclinés devant les Roughriders lundi. Secundo, si «une situation» prévaut au sein de l’équipe, elle doit aussi la régler au plus vite. Richardson connaît un petit passage à vide, mais il est loin d’être un joueur fini ! Il vient de connaître quatre saisons consécutives de 1000 verges ou plus, dont une de 1777 l’an dernier ! S’il retrouve ne serait-ce qu’une partie de sa superbe, les Alouettes pourraient alors compter sur tout un duo en London et lui.

Et ils en auront grandement besoin : la défense des Alouettes a de nouveau démontré hier qu’elle n’est pas en mesure de suivre. Les Alouettes ne se sont pas fait battre par Travis Lulay ou Henry Burris lundi. Ils se sont fait battre par Joey Elliott…

De mal en pis au baseball…

Définitivement, nous ne sommes pas capables de prédire l’issue des matchs au baseball. Nous sommes déjà 0 en 2 avec les matchs éliminatoires, alors que les Orioles de Baltimore et les Cards de St. Louis l’ont emporté… Au moins, les Reds et les Tigers disposent d’une confortable avance. Nous avons choisi ces deux clubs pour l’emporter en 4 parties.

Pour les deux autres séries, bien que nous n’ayons pas eu le temps de donner nos prédictions avant, les deux matchs joués ne changent rien, car nous aurions choisi les Yankees de New York (contre les Orioles) en 4 et les Nationals de Washington (contre les Cards) en 4 également. Ces deux séries sont à égalité 1-1.

On se parle, mais pas vraiment…

Le lock-out dans la ligue nationale commence sa troisième semaine et malgré les discussions qui ont eu lieu tout le week-end, la LNH et l’Association des joueurs ne sont pas plus près d’une entente.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, c’est présentement que ces jeunes gens sont en détresse psychologique…

Comme un couple qui bat de l’aile mais qui refuse de voir la vérité en face, les deux parties se sont rencontrées tout le week-end pour discuter de tout, sauf du sujet sur lequel elles ne s’entendent pas : le partage des revenus.

Par contre, on a accepté que la période admissible à la tenue de tests antidopage inopiné soit prolongée, mais ça ne veut pas dire que les produits dopants constituent un problème, oh que non ! On veut juste «limiter la période au cours de laquelle des gars pourraient en prendre», a dit un membre de l’AJLNH vendredi.

Au lieu de régler des non-problèmes, ces millionnaires et milliardaires ne voudraient pas régler le noeud du problème ?  Juste de même : pendant que vous en êtes à votre troisième semaine de lock-out, la NFL en est à sa quatrième semaine d’activités. Et comme le lock-out avec ses officiels et sa résolution ont fait tellement parler au sud de la frontière, inutile de vous dire que le facteur «on-s’en-crisse» chez nos voisins est très élevé par rapport à votre conflit…

On a hâte de voir la bière à 13 $ au Centre Bell, question de manque à gagner, voyez-vous !

Pendant ce temps-là, dites-moi, le dossier Nordiques avance-t-il ? Non ? C’est surprenant quand même…

Quelle fin de saison dans l’Américaine

Le Baseball majeur a une veine de cocu ! Alors qu’il vient d’instaurer son match-suicide pour obtenir la place de quatrième as pour ses séries de fin de saison, la course, surtout dans l’Américaine, ne peut être plus serrée !

Les trois premières formations à se qualifier pour les séries dans l’Américaine ont reçu leur billet… dimanche, alors qu’il ne restait que trois matchs à jouer !  Qui plus est, dans l’Est, les Orioles ou les Yankees ne savent toujours pas qui terminera premier et qui devra disputer le 163e match menant aux séries. Les deux clubs sont nez à nez, à 92-67 !

À 38 ans, Jeter connaît l’une de ses meilleures saison en carrière.

Dans la Centrale, les Tigers et les White Sox ne sont séparés que par une rencontre, et la course au quatrième as bat son plein, alors qu’elle implique quatre clubs si on prend celui qui terminera deuxième dans l’Est !  Vraiment, les décideurs de la MLB n’auraient pas pu souhaiter mieux !

Parlant des Yankees, Russell Martin est en train de faire oublier une saison de misère avec un mois de septembre du tonnerre ! Le receveur a d’ailleurs atteint le plateau des 20 circuits en carrière pour la première fois ! Et Derek Jeter ? L’arrêt-court — fini, selon certains ! — mène le Baseball majeur avec 213 coups sûrs… Douce : j’ai besoin d’un nouveau t-shirt de Jeter !

Dans la Nationale, si c’est un peu moins serré, il reste tout de même une place à assigner pour le match suicide, mais les dés sont pratiquement jetés : avec trois matchs à jouer, les Cards ont une avance de deux matchs sur les Dodgers. Ça prend un miracle ou un effondrement…

Et vous voyez comme nous sommes bons joueurs : nous ne vous parlons même pas des déboires des Red Sox et de Bobby «The Clown» Valentine…

Que se passe-t-il avec l’Impact ?

(OK, Rich et les Talbot, vous avez fini de lire CPCJ! vous !)

Pour ceux qui suivent d’un oeil distrait la saison du onze montréalais, vous croyez que leur saison est terminée. On ne peut pas vous blâmer : l’Impact est présentement dans sa 16e période de deux semaines d’inactivité du calendrier professionnel le plus mal foutu de l’histoire du sport organisé ! Même l’atome B de St-Zéphirin-de-Courval a un calendrier mieux conçu que celui de la MLS.

En pleine course aux séries, la formation montréalaise «profite» d’une pause de deux semaines pendant que les clubs qu’elle doit rattraper jouent tous les matchs en mains dont ils disposaient. Pendant ce temps, même si l’équipe tente tant bien que mal de demeurer dans l’Actualité, elle retombe peu à peu dans l’indifférence totale qui avait marqué sa transition entre le Stade olympique et le stade Saputo.

À l’époque, l’équipe marketing du club, Richard Legendre en tête, avait décrié cette situation, qui avait entraîné des ventes faméliques de billets pour les premiers matchs dans son stade rénové.

Il faudra que l’Impact fasse ses récriminations auprès de la MLS, puisque ce calendrier est un non-sens éhonté. Non seulement un calendrier mieux partagé permettrait à l’Impact de mieux gérer l’utilisation de ses joueurs (en n’ayant pas un paquet de matchs collés suivis d’une pause à n’en plus finir…), mais aussi de connaître exactement sa place au classement. Car si l’équipe n’est pas mathématiquement éliminée, ses chances sont minces depuis plusieurs semaines déjà, notamment en raison des matchs en mains sur lesquels pouvaient compter ses adversaires.

Bon, on n’entre même pas dans le débat de «Qu’est-ce-qui-se-serait-passé-si-Patrice-Bernier-avait-joué-en-début-de-saison». Juste que l’équipe joue de façon continue sur toute la durée de la saison régulière ne pourra que l’aider.

Bon, c’est enfin terminé !

Enfin ! Les Kings l’ont emporté en six matchs (hé! exactement comme nous l’avions prédit!) et on peut maintenant passer à autre chose.

On ne peut pas parler pour vous, amis lecteurs, mais ici, aux quartiers généraux de Chips ! Peanuts ! Cracker Jack !, l’intérêt pour les séries de la coupe Stanley n’y était plus. Nous avons regardé en tout 7 périodes de cette finale, pas plus de deux de façon consécutive tout au long de la série, et aucune lundi soir, alors que les Kings ont mis la main sur le gros saladier. Un gros bof! de notre côté. C’est le même cas pour vous, quand le CH est éliminé ?

Bon, vous l’avez votre trophée. On peut passer aux choses sérieuses comme la saison de baseball, maintenant ?

La bonne nouvelle, c’est que cette prédiction juste fait passer notre fiche à 7 en 15 pour les séries 2012, un respectable taux d’efficacité qui ne nous ferait pas faire d’argent chez votre teneur aux livres préféré. Rappelez-vous en avant de nous jeter le blâme…

Pour revenir au match de lundi (on a regardé les faits saillants, quand même), croyez-vous que Steve Bernier va passer un bel été ?

Nous l’avons entendu tenter de se défendre à la radio ce matin. De deux choses l’une : soit Steve Bernier est aveugle, soit c’est un pied de céleri. Avez-vous vu le geste ? Scuderi a environ une demi-zone d’avance sur Bernier, qui se trouve encore en haut du cercle des mises en jeu quand le défenseur des Kings atteint la ligne des buts. Scuderi a le dos tourné à Bernier tout ce temps tout simplement parce qu’il n’est pas impliqué dans une course avec celui-ci : il est fin seul ! Alors pourquoi devrait-il se protéger… de rien ?!?!

Bernier ne ralentit pas, il ne joue jamais la rondelle et, comme les «puristes» aiment tellement, il «termine» sa mise en échec, alors que Scuderi, évidemment, n’a plus la rondelle. Et bien ce que nous disons à Steve Bernier c’est : too bad buddy, mais c’était totalement mérité ! Si ça ce n’est pas une majeure et une inconduite de partie, aussi bien «scrapper» le livre des règles et juste lancer la rondelle sur la glace et que les arbitres rentrent au vestiaire. Souhaitons qu’une suspension suivra, mais sûrement que les «good old boys» du département de l’insécurité des joueurs de la WWNHL jugeront que d’avoir fait officiellement perdre la coupe à son club sera une sanction suffisante.

Moment de joie : un club qui profite d’un 5 minutes d’avantage numérique comme il se doit, en marquant trois fois !

Bravo aux Kings. Maintenant, on passe à autre chose.

Votre club toujours dans le coup à l’Euro ?

Je sais. On vous avait promis d’en parler vendredi avant que ça ne commence. Mais un empêchement qui s’appelle golf nous a empêché de le faire. Mais ça ne veut pas dire qu’on ne suit pas ça quand même !

Déjà, le tournoi a donné lieu à quelques surprises, notamment la victoire de 1-0 du Danemark contre les Pays-Bas et celle de l’Ukraine contre la Suède, au compte de 2-1. Et puis la Russie qui écrase la République tchèque 4-1 pour se donner une sérieuse option sur le groupe A, c’est pas banal !

S’amorce aujourd’hui le jour 2 de la phase de groupes : votre club est toujours dans le coup ? Notre club «de tête», l’Allemagne, a remporté son premier match, tandis que notre club «de coeur», l’Angleterre, a fait match nul avec la France (vivement le retour de Wayne Rooney !). Alors notre Euro ne se porte pas trop mal pour l’instant. Mais il reste encore bien du foot à jouer. Et du beau à part cela.

Débuts de Di Vaio

C’est également aujourd’hui que Marco Di Vaio, le nouvel attaquant de l’Impact de Montréal, rejoint officiellement ses coéquipiers pour une première séance d’entraînement. Nous avons hâte de voir ça ! Premier match : le 27 juin !  Et samedi, premier match au stade Saputo ! Nous y serons !

La Russie au sommet du monde

La Russie a remporté de brillante façon le Championnat du monde et a ainsi confirmer son premier rang mondial, ce qui veut dire qu’elle sera la favorite du tournoi olympique présenté à Sotchi en 2014.

LE meilleur joueur au monde présentement.

Si ce classement ne représente pas grand chose ici (le Canada est cinquième, alors c’est certain qu’on va minimiser l’importance de ce classement…), il représente beaucoup pour les Russes, qui voient en ce tournoi olympique de hockey présenté chez eux l’occasion de montrer au monde que le hockey soviétique russe est de retour au calibre de l’époque de sa domination outrancière de la scène internationale.

(Et comme les Nord-Américains continueront à se taper sur la gueule et à s’infliger des commotions cérébrales d’ici ces JO dans la World Wrestling National Hockey League, il se pourrait bien que les Russes n’aient pas besoin de travailler si fort que ça pour prouver leur point.)

De son côté Evgeni Malkin a prouvé qu’il était le meilleur joueur au monde. Après avoir remporté le championnat des compteurs de la LNH par 12 points, Malkin a aussi terminé au premier rang des marqueurs du Championnat du monde, a été choisi meilleur attaquant et élu au sein de l’équipe d’étoiles du tournoi (où ne figure aucun Canadien…). Va-t-il ajouter à ces honneurs le titre de joueur le plus utile de la LNH en juin prochain ? Il a de bonnes chances.

Le rouleau compresseur des Kings

Les Kings, même s’ils ont échappé le quatrième match dimanche, continuent leur inlassable travail de démolition de l’Association Ouest. Cette défaite contre les Coyotes n’était que leur deuxième des présentes séries et survient après une série de huit gains, un record de la LNH.

En fait, les partisans des «Nordiques» et des théories du complot vous diront aujourd’hui que les Kings ont fait exprès pour laisser une chance aux partisans des Coyotes d’applaudir leur club une dernière fois avant qu’il ne quitte, mais nous ne sommes pas de ceux-là…

Besoin criant d’un attaquant «finisher» chez l’Impact

Contrairement à la croyance populaire, ce n’est pas sur Marco Di Vaio que l’Impact et Montréal doivent faire bonne impression, mais plutôt sur Mme Di Vaio: Malisa Catalani.

L’Impact de Montréal a un urgent besoin d’un attaquant «capable de la mettre dedans», et pas juste sur les penaltys. Même en jouant à 11 contre 10 prendant plus de 30 minutes contre des Red Bulls déjà privés de Thierry Henry et de Rafael Marquez, l’Impact n’a pas été capable de l’emporter, samedi. (Voir mon texte ici, les échos de vestiaire ici.)

Neuf fois cette saison, l’Impact a pris les devants dans un match, comme il l’a fait samedi. Par contre, il n’affiche que trois victoires et autant de verdicts nuls au compteur en 12 matchs en MLS.

L’équipe serait sur le point de s’entendre avec l’Italien Marco Di Vaio, qui visitera en compagnie de Mme Di Vaio les installations du club au cours de la prochaine semaine. Souhaitons à l’Impact que Madame se plaît à Montréal. Il a grandement besoin d’un gars pour finir ses actions autour des filets adverses.

Place au carré d’as

Au moment où vous lirez ces lignes, vous savez déjà que les Kings, les Coyotes, les Devils et les Rangers composent le carré d’as des Séries éliminatoires 2012 de la LNH. Mais savez-vous qui passera en finale ? C’est ici qu’on intervient…

Voici à quoi ressemblera la finale de la LNH, selon Chips ! Peanuts ! Cracker Jack !

La victoire des Rangers contre les Capitals dans le septième match nous permet d’être 1 en 4 en demi-finales d’Associations et 5 en 12 depuis le début des séries (cette moyenne de ,417 est d’ailleurs d’environ ,417 supérieure à notre moyenne lors des dernières séries du Baseball majeur…).

Les Kings, huitièmes dans l’Ouest, ont jusqu’ici tour à tour éliminé les Canucks (#1) et les Blues (#2). Vous pensez que les Coyotes représentent une menace ? Le rouleau compresseur des Kings continuera son inlassable travail de démolition et remporteront cette série en 5 petits matchs.

Dans l’Est, ce sera beaucoup plus serré. Après avoir éliminé les Flyers, Martin Brodeur et sa bande en auront plein les bras face aux Rangers et King Henrik. Mais ce ne sera pas facile pour les Rangers pour autant. Si le premier match est une quelconque indication de l’allure de la série, l’équipe qui sortira de cette finale de l’Est sera bien plus fatiguée que les Kings… Nous aimerions bien voir le vieux Martin en finale, mais nous croyons que les Rangers sortiront gagnants de cette série, en 7.

Voilà une finale qui fera bien plaisir à Gary Bettman et aux autres dirigeants de la LNH : les deux plus gros marchés de télévision aux États-Unis qui s’affrontent.

L’Agent Vlad chez les Blue Jays !

Le d.g. montréalais des Blue Jays de Toronto, Alex Anthopoulos, avait déclaré cet hiver, quand il avait fait faire un détour à sa caravane hivernale jusqu’à Montréal, qu’il aimerait bien que les fans de baseball de la Belle Province se rallient à son équipe.

Quoi de mieux pour cela que d’embaucher Vladimir Guerrero !!!

Bon comme dans le dossier des Coyotes à Québec, Vlad à Toronto, c’est loin d’être fait. Guerrero a signé un contrat des ligues mineures et son retour vers les Majeures passe d’abord par le camp d’entraînement prolongé (Extended Spring). Si ça va bien au cours de ce camp, il commencera son ascension au niveau A.

La seule raison d’aimer les Jays…

Le bon vieux Vlad, qui a 37 ans, ne peut plus vraiment jouer en défensive. Si le bras est toujours là, ce sont les genoux qui suivent moins. Par contre, il peut encore frapper: l’an dernier, en 145 matchs avec les Orioles de Baltimore, il a maintenu une moyenne de ,290 avec 30 doubles, 13 circuits et 63 points produits pour une moyenne de puissance de ,416.

Vrai, il a ralenti en deuxième moitié. Sûrement qu’une demi-saison ou un tiers de saison l’aiderait à conserver de bons chiffres. En tout cas, dès son rappel à Toronto — s’il a lieu — Anthopoulos aura gagné son pari : nous serons à Toronto pour voir Vladimir.

D’ailleurs, pour ceux qui ont moins suivi sa carrière depuis son départ de Montréal, Vlad sera possiblement le dernier membre des Expos à être admis à Cooperstown. Et comme il a joué la majorité de ses matchs avec les Expos, il pourrait bien se retrouver avec la casquette montréalaise sur sa plaque.

En carrière, Guerrero frappe pour ,313 (puissance de ,553), avec 2590 coups sûrs (dont 477 doubles, 449 circuits et 46 triples), 1496 points produits et 1378 points comptés. Il a remporté le titre de joueur le plus utile dans l’Américaine en 2004, sa première hors de Montréal, en plus de terminer deux fois troisième du scrutin et une fois quatrième. Il a pris part à neuf matchs des étoiles et a remporté huit Bâtons d’Argent, remis au meilleur frappeur de sa position.

Rendez-vous à Cooperstown dans quelques années, Vlad.

Le show Beckham

Pour décrire le match entre l’Impact et le Galaxy — et surtout, David Beckham — de samedi dernier au Stade olympique, il n’y a qu’un mot : wow !

Pour les partisans de l’Impact, c’était parfait. L’équipe a poursuivi sans séquence sans défaite à domicile en livrant un excellent verdict nul de 1-1.

Pour les partisans de Beckham, c’était parfait. L’international anglais a disputé toute la rencontre, étant de toutes les situations importantes, de tous les coups de pied arrêtés et il a marqué le but du Galaxy, un «Beckham Special» bien enroulé sur un coup franc d’environ 25 mètres.

Pour les journalistes, c’était parfait. Beckham a été généreux de son temps, affable, gentil, même quand une hurluberlue (pour rester poli, on a beaucoup d’autres qualificatifs en tête…) lui a demandé de signer des sous-vêtements…

Et la direction de l’Impact ne se plaindra sûrement pas des 60 860 spectateurs présents et tout l’argent qu’ils ont dépensé au cours de ce match. Dommage que Thierry Henry soit blessé, car avec les Red Bulls de New York qui s’amènent samedi prochain, l’engouement aurait pu être semblable deux semaines consécutives.

Vous ne pourrez pas dire qu’on ne pense jamais à vous, mesdames…

Il est temps de se mouiller pour le 2e tour

Après avoir sauvé la face avec une fiche de .500 au premier tour, il est maintenant temps de se mouiller et de donner nos prédictions pour les quarts de finale dans la LNH.

Mais d’abord, un petit mot sur ce premier tour, au cours duquel plusieurs clubs nous ont surpris, à commencer par les Sénateurs. Après avoir cru que les Rangers n’en feraient qu’une bouchée, il s’en est fallu de peu pour que les Sénateurs, pas tristes du tout au cours de ces séries, ne causent LA surprise dans l’Est.

Brodeur pourra-t-il se dresser devant les Flyers ou donnera-t-il ses derniers coups de patins dans la LNH ?

Cette surprise est plutôt venue des Capitals de Washington. Comme nous vous le disions dans notre dernier article, nous ne donnions pas cher de leur peau en raison du boudin d’Ovechkin. Faut croire que le Russe a compris et qu’il accepte son rôle diminué pour le bien de l’équipe. Sauront-ils troubler le parcours des Rangers ? Ça reste à voir.

Dans l’Ouest, même si nous avions prévu une victoire en sept difficiles rencontres pour les Canucks, nous sommes plus ou moins surpris par leur défaite en cinq petits matchs contre les Kings.

Où nous sommes plus surpris, c’est de la tenue des Coyotes, qui ne veulent pas mourir (j’écris ça et question de me donner raison, Antoine Vermette marque son cinquième but des séries «live»). Certains farceurs parlent déjà d’un défilé de la coupe Stanley sur la Grande-Allée. À ceux-ci nous disons : calmez-vous calvaire ! Les Coyotes sont loin d’être sortis de Glendale…

Voilà ! Assez tergiversé, c’est l’heure de plonger:

Association Est

Capitals (7) vs Rangers (1) : On ne voyait pas les Caps au deuxième tour, et on ne les voit pas plus au troisième. Même si Ovechkin veut entrer dans les rangs, il y a une raison pour laquelle les Caps se sont qualifiés si tard et que les Rangers ont dominé dans l’Est toute la saison. Après avoir presque trébuché au premier tour, je crois que les Rangers atteindront leur vitesse de croisière dans cette série. Les Gardes Forestiers en cinq.

Devils (6) vs Flyers (5) : Les Devils en ont eu plein les mains avec les Panthers au premier tour. Ils n’ont encore rien vu. Je ne pense pas qu’ils aient les effectifs nécessaires pour stopper les Flyers, même si ça a été très serré entre les deux clubs cette saison. Et après tout, nous avons déjà statué que le vainqueur de la série Penguins-Flyers gagnerait la coupe, non ? La dernière série de Martin Brodeur ? Flyers en cinq.

Association Ouest

Kings (8) vs Blues (2) : Les deux clubs qui ont eu les séries les plus courtes s’affrontent dans ce deuxième tour. Même si les Kings ont été les derniers admis en séries dans l’Ouest, ils jouent du hockey inspiré et efficace sous Darryl Sutter. Ce sera suffisant pour tasser Jaroslav Halak, Brian Elliott et les Blues ? On en doute, mais la perte d’Alex Pietrangelo pourrait faire mal. Malgré tout, Blues en six.

Predators (4) vs Coyotes (3) : Oui, les Coyotes sont les hôtes de cette série (Hey ! Andrei K. vient de marquer !), mais ils ont remporté le championnat de la section Pacifique, la plus faible dans l’Ouest. Après trois victoires en prolongation pour éliminer les Blackhawks, leur restera-t-il assez de munitions ? Il est vrai que le premier match semble faire croire que oui, mais nous croyons que c’est l’année des Preds, alors Predators en six.

L’Impact maître chez lui

L’Impact de Montréal semble vraiment nous faire le coup du Dr Jekyll et M. Hyde, mais définitivement, c’est son côté givré qu’il nous offre à domicile.

Deux gains consécutifs, une récolte de 7 points sur une possibilité de 9 : le club d’expansion fait sa marque sur sa pelouse. Et les assistances sont encore pas mal : vous étiez 19 223 samedi. Au Stade olympique, ça semble peu, mais au stade Saputo, ça sera presque une salle comble et l’ambiance sera formidable. Mes textes ici et ici sur ce dernier match.

Maintenant, ce serait bien qu’il y ait du monde pour éteindre les partisans torontois lors de la première manche du Championnat canadien, porte d’entrée à la Ligue des Champions de la CONCACAF. Plus que jamais, en raison des succès de l’Impact (2-1-1 à ses quatre derniers matchs) et des déboires du Toronto FC (0-7-0), cette demi-finale est à la portée du onze montréalais, qui après un beau succès en 2009, n’a pas fait long feu lors des deux dernières éditions de la C1 des Amériques.

Montréal 2, Toronto 0

Certains parlaient de la «Journée de la Rivalité». Nous avions plutôt adopté «Journée du Fond de Cuve» pour parler de la journée de samedi, alors que Toronto et Montréal s’affrontaient dans deux «duels de titans» de bas de classement.

L’Impact de Montréal a d’abord remporté une première victoire historique en MLS, quand il a disposé samedi après-midi du Toronto FC 2-1. À son sixième match en Major League Soccer, il commençait à être temps que le onze montréalais n’amasse ces fameux trois points, car tous connaissent la patience légendaire des partisans montréalais, tous sports confondus.

Et l’Impact s’est aussi mis au goût du jour en se retrouvant dans sa première controverse de sa jeune histoire, alors que l’entraîneur-chef Jesse Marsch a décidé de laisser de côté pour un deuxième match d’affilée le milieu de terrain québécois Patrice Bernier, malgré qu’il eut disputé, de l’avis même de Marsch, son meilleur match de la saison une semaine plus tôt, face aux Red Bulls de New York.

Première victoire et première controverse pour Jesse Marsch et l'Impact !

Bienvenue à Montréal, M. Marsch !

Et le mois dernier, on vous demandait si vous alliez être présents au Stade olympique pour ce deuxième duel local après avoir été près de 59 000 à vous pointer lors du match d’ouverture. Disons qu’il s’agit d’un succès mitigé : 23 120 quidams ont décidé d’appuyer l’équipe en personne. Est-ce le mauvais début de saison de l’équipe ou seulement que ces 23 000 personnes représentent le noyau de partisans de l’Impact ? Dans le stade Saputo, ce sera bien. Au Stade olympique, ça laissait beaucoup de place au bruit de la ventilation, disons…

Puis, en soirée, le Canadien de Montréal, cette grande équipe, a mis fin à sa saison merdique en défaisant les Maple Laughs de Toronto 4-1. Le Tricolore termine donc sa saison avec une fiche de 31-35-16, et contrairement à ce qu’on tentera de vous faire accroire cette semaine, le Canadien ne termine pas à 4 matchs de la barre de ,500, mais bien à 10, car si la LNH avait des couilles, ce serait bel et bien une fiche de 31-51 que vos Glorieux afficheraient.

Tout de même, Erik Cole a atteint le plateau des 35 buts, une première en quatre saisons. Et Max Pacioretty est le meilleur marqueur du Tricolore avec… 65 points. Et oui, le total fétiche du premier marqueur de l’équipe, ce qui représente quand même une amélioration de huit points par rapport à l’an dernier. Wow !

Cette «performance» du Canadien lui permet de terminer au 28e rang de la LNH, ce qui signifie qu’il disposera de 14,2 % de chance de mettre la main sur le premier choix. Le tirage au sort aura lieu mardi. Larry Carrière, l’adjoint au directeur général à être nommé plus tard du Canadien, assistera à cette émission remplie de glamour mise en ondes par TSN.

Un mot sur Damphousse…

Parlant du prochain directeur général du Canadien, Vincent Damphousse a retiré sa candidature la semaine dernière, arguant que ses responsabilités familiales l’empêcheraient de faire un travail adéquat.

Évidemment, comme tous les d.g. du Canadien sont célibataires et sans enfant depuis toujours, on peut le comprendre et être persuadé que le fait qu’il soit incapable de régler son divorce houleux à l’amiable n’a rien à voir avec ça… C’est possiblement pas que ça, mais j’ai de la difficulté à imaginer le Canadien confier le poste à quelqu’un qui pourrait possiblement se retrouver avec un dossier criminel en décembre prochain.

Et puisque nous sommes dans le sujet du d.g., vous n’êtes pas tannés d’entendre parler que tel ou tel candidat ne peut être d.g. parce qu’il n’a pas d’expérience ? Serge Savard avait quelle expérience quand il a été mis en place, lui ?  Merci.

Recommandation littéraire

Surveillez bien la sortie, cette semaine, de l’excellent livre du confrère Robert Laflamme (@bobthefire) «Les Stastny: Le coup de génie de Gilles Léger» qui raconte tous les détails sur l’évasion des trois célèbres frères de la Tchécoslovaquie si chère à Bergie !

Chips ! Peanuts ! Cracker Jack ! l’a obtenu en semi-primeur vendredi dernier et ne peut plus le lâcher depuis. Apprendre les dessous de cette histoire est vraiment fascinant ! Il y a un film là-dedans !

R.I.P. Canadien (bis)

Voilà ! C’est maintenant officiel ! Comme Chips ! Peanuts ! Cracker Jack ! l’affirmait dans son édition du 3 février dernier, le Canadien de Montréal et tous ses 71 points est maintenant éliminé des séries de cette saison 2011-12.

Il devient ainsi le troisième club seulement à connaître pareil sort, après les

Les premiers «tee-off» peuvent officiellement être réservés par les joueurs du CH...

Blue Jackets de Columbus et les Oilers d’Edmonton, mais avant les Islanders de New York, les Maple Laughs de Toronto, les Hurricanes de la Caroline, le Wild du Minnesota et les Ducks d’Anaheim.

Ça fait mal, hein, être plus poches que les Islanders, les Hurricanes et les Maple Laughs ?

Le reste de cette saison merdique n’est que du détail, une mise en bouche pour le post-mortem, le changement d’état-major (au moins l’entraîneur, et si possible le d.g. également…), et surtout, le repêchage.

Soyez honnêtes : regardez-vous bien des matchs au complet depuis un mois ?

Maintenant, reste à voir si le Canadien remontera la pente tranquillement, ou s’il subira un électrochoc à la Blues de St. Louis avec l’arrivée du nouveau personnel et des nouveaux joueurs.

Amphithéâtre: construction confirmée

Comme dirait un célèbre chroniqueur sportif montréalais: «c’est faite là ?». Oui, c’est «faite». La construction de l’amphithéâtre de Québec sera amorcée en septembre et sa gestion a officiellement été confiée à Quebecor.

De là à dire qu’il y aura un club de la LNH à Québec l’an prochain, c’est un pas que certains amateurs (n’est-ce pas, Chevalier ?) ont immédiatement franchi. Rien n’est moins sûr…

On se répète: on le souhaite. Mais il y a certaines variables à régler d’abord. Comme d’avoir un club de disponible. Un propriétaire pour l’acheter. Pas de ville du Nord-Ouest américain dans les pattes. Tous des items de sa checklist que Québec ne peut pas encore rayer…

Les Coyotes de Phoenix ne sont pas encore partis de l’Arizona et les Islanders de New York n’ont pas quitté Long Island non plus. D’ailleurs, si vous étiez Charles Wang, l’actuel proprio des Islanders, vendriez-vous votre club par charité à PKP maintenant où demanderiez-vous à la LNH de déménager à Québec (ou Seattle) et de le vendre dans 4-5 ans, quand il aura possiblement doublé de valeur ?  On demande ça de même…

Si les Islanders devenaient les Nordiques et prenaient de la valeur, Quebecor aurait-il encore les moyens de se payer un club de la LNH ou si les partisans des Nordiques revivraient un jour de la marmotte à la sauce 1995 ? On demande toujours ça de même…

Duncan Keith: suffisant ou pas ?

Bon, cinq matchs à Duncan Keith pour son agression à la tête de Daniel Sedin, c’est suffisant ou pas ?

Un geste de vengeance délibéré, porté au visage d’un adversaire, ça mérite plus selon vous ? Nous croyons que oui, mais comme nous sommes à deux semaines des séries, sûrement que nous sommes dans la zone «des-gestes-moins-punis-parce-qu’une-série-de-sept-matchs-c’est-plus-court».

Brendan Shanahan perd des plumes à vue d’oeil…

Impact: une victoire avant son retour à Montréal?

On savait que ça allait être une saison difficile pour l’Impact, mais nous sommes rendus à se demander si l’Impact gagnera un match avant son retour à Montréal, le 7 avril prochain, contre le FC Toronto.

L’Impact a de nouveau été blanchi sur la pelouse adverse, s’inclinant cette fois 2-0 contre le Crew de Columbus.

C’est vrai, le onze montréalais s’est défendu à 10 contre 11 presque toute la rencontre. Le fait demeure: l’Impact ne semble pas avoir beaucoup de mordant à l’attaque. Quand tu ne peux pas te permettre d’accorder un but, ça devient difficile…