Méli-mélo du vendredi

N’est-ce pas une belle vision, amis lecteurs, que celle que nous offrent les classements de la LNH en ce vendredi matin, avec le Tricolore en dernière place dans l’Est et 28e au total ? Que de joie, que de ravissement !

Le Canadien a-t-il déjà posté les 2 points à ses adversaires pour ce séjour de trois matchs sur la route ?

Comme Dora – les matinées de Chips ! Peanuts ! Cracker Jack ! sont consacrées à se taper en rafale la série d’épisodes de la charmante petite Sud-Américaine – nous avons envie de crier: «They did it! They did it!».

Et cessez de réclamer Rick Nash, petits coquins ! Le temps n’est pas à l’acquisition de joueurs, mais à l’acquisition de choix au repêchage !

D’ailleurs, les funsiders doivent être en émoi : deux joueurs des Blue Jackets ont été échangés cette semaine, mais toujours pas Nash…

Deux ligues, deux tutelles

Ça nous amène à vous parler de l’échange d’Antoine Vermette aux Coyotes de Phoenix et de la façon dont la LNH et le Baseball majeur abordent très différemment la gestion d’une équipe en tutelle.

Au plus fort d’une course aux séries, les Coyotes, propriétés de la LNH, ont reçu un budget bien précis et tant que leur d.g. le respecte, il n’a pas besoin de demander l’approbation de la ligue pour renforcer son club. Avec l’acquisition de Vermette, les Coyotes ont maintenant une masse salariale de 55 millions $ et des poussières, avec encore un espace sous le plafond de 9 millions $.

Ils occupent actuellement le septième rang dans l’Ouest à 71 points, deux de moins que Chicago (qui a joué un match de plus) et cinq devant les Flames, les Stars et les Kings (qui ont acquis Jeff Carter en retour de Jack Johnson et un choix de premier tour hier).

Si vous êtes l’un de ces quatre clubs, ne souhaiteriez-vous pas que la LNH gère sa tutelle un peu plus à la façon du Baseball majeur ? Rappelez-vous le début des années 2000 (je crois que c’était en 2003), alors que les Expos, propriétés de MLB, étaient au plus fort de la course dans l’Est, les proprios ont refusé qu’ils fassent passer leur formation de 25 à 40 joueurs le 1er septembre venu, comme tous les autres clubs des Majeures.

Résultat: des joueurs à bout de souffle et des lanceurs avec trop de manches dans le bras ont piqué du nez et chuté au classement. Tu n’es toujours bien pas pour te faire battre par ta ligue, n’est-ce pas ?

À moins que c’était parce que le club se trouvait à Montréal…

Quelle sortie de Michael Fortier !

L’ex-ministre conservateur Michael Fortier a sûrement gagné quelques fans, cette semaine, quand il a proposé dans sa lettre ouverte envoyée à La Presse (c’est du moins où nous l’avons lue) qu’afin d’honorer convenablement la mémoire de Gary Carter, il fallait plus que renommer une rue ou une station de métro, il fallait ramener le Baseball majeur à Montréal !

Évidemment, nous, à Chips ! Peanuts ! Cracker Jack ! qui avons encore un pincement au coeur quand nous retournons au Stade olympique, sommes très vulnérables à ce genre de lettre ouverte !  Nous embarquerions les yeux fermés dans un tel projet et souhaitons ardemment que cela se réalise.

Ça semble bien improbable, mais rappelez-vous il y a cinq ou dix ans comment le retour des Nordiques semblait improbable aussi et à quel point c’est maintenant d’actualité (le hockey à Seattle aussi est d’actualité, mais ne mélangeons pas les sujets…).

L’homme qui a lancé cette idée n’est pas n’importe qui : c’est l’homme qui a aidé à sauver le Grand Prix de Formule 1 de Montréal. Qu’on aime ou pas la course automobile, il faut reconnaître à M. Fortier ce grand coup. S’il y a quelqu’un qui pourrait faire avancer le dossier du baseball, peut-être est-ce lui ?

Maintenant, cet homme est aussi un des candidats pressentis à la mairie de Montréal. Était-ce seulement une façon pour Fortier de mettre son nom dans les médias ? Celui de Denis Coderre – qui a aussi des visées sur l’hôtel de ville – a été placardé partout à la suite du décès de Carter. Il faut dire que Coderre sait comme pas un utiliser les médias à son avantage. Sûrement que Fortier trouvait que Coderre se donnait une longueur d’avance dans la faveur populaire un peu trop importante…

En attendant, on les achète où, nos billets de saison ? Sur la ligne du premier ou du troisième ?

Il ne reste rien de plus près, M. Samson ?

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